Posts Tagged ‘colonne de fer’

Passe de l’indignation à la révolution !

13/02/2012

Depuis des années, la crise sert de prétexte pour que notre avenir se résume à survivre en enchaînant les boulots sans intérêt.

Pendant que le contrôle de nos vies nous échappe, les actionnaires continuent de s’engraisser, et les politiques nous font oublier qui sont les vrais responsables de la situation en pointant du doigt les immigrés, en entretenant la peur et la haine.

Prisonnier de ses contradictions, le  capitalisme nous entraîne dans sa chute. Pour couronner le tout, on nous explique qu’il n’y a pas d’alternatives, qu’il faut se résigner, accepter les choses telles qu’elles sont. Mais c’est faux !

Quand le système entier est malade, s’indigner ne suffit plus : la seule issue est la rupture !

Rompre avec la logique de mort du capitalisme, construire une société plus juste, c’est possible et nécessaire. Ceux qui prétendent le contraire sont des cyniques ou des blasés ! Mais pour ça, il faut s’engager, être solidaires les uns des autres, argumenter, démontrer, expérimenter et convaincre !

Tu en as marre de laisser les autres décider a ta place ?
Tu veux te battre pour tes droits, pour ta dignité et pour ton avenir ?

Alors, rejoins-nous !

 

Le tract en pdf. (téléchargez la police d’écriture Dirty Headline pour un rendu optimal du tract)

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Pendant les débats du parlement sur le plan d’austérité, les députés regardaient un match de foot…

13/02/2012

Pendant que l’ont débatait, dans l’enceinte du parlement grec d’un nouveau plan d’austérité catastrophique pour les travailleurs, pendant que des dizaines de milliers de manifestants se battaient dehors pour défendre leurs droits et pour crier leur haine du système capitaliste, un certain nombre de députés grecs étaient occupés, dans une salle annexe de l’hémicycle hellenique, à regarder un match de foot dans une ambiance plutôt détendue. La preuve avec la photo ci dessous.

Finalement, ça nous rassure, il n’y a pas que chez nous qu’ils sont odieux…

Libye 2011, Syrie 2012: on va nous faire le coup tous les ans ?

12/02/2012

 

Depuis quelques semaines, la tension monte sérieusement en Syrie. Les combats entre le peuple syrien et l’armée d’Assad s’intensifient, notamment dans la ville d’Homs, où est née cette contestation. De nouveaux affrontements ont également éclatés dans certaines banlieues de Damas, la capitale du pays. Une intervention militaire occidentale, aux buts soit disant humanitaires, est déjà en discussion à l’ONU, malgré les vétos annoncés de la Chine et de la Russie. Bref, une situation qui dégénère de jours en jours, et qui nous replonge dans les débats d’il y a un an, au moment de la guerre en Lybie.

 

Lybie 2011 : quel bilan ?

Lors de la prise de Tripoli cet été, les médias du monde entier ont criés, comme un seul homme, victoire. Le chef de guerre Hannibal Sarkozy était encensé par tous pour son action libératrice et son héroïque homme de main sur place, Bernard-Henri Levy (auquel nous avions déjà consacré un article) auréolé de gloire comme jamais.

Pourtant, la situation actuelle de la Lybie reste chaotique sur tous les plans. Après une guerre qui a fait près de 60 000 morts, le pays est entièrement détruit et, même si Kadhafi et ses fils ne sont plus là, la démocratie n’est toujours pas franchement revenue. Le fameux CNT, que l’ont nous avait présenté comme la structure dirigeante légitime de la rébellion, s’est empressé de mettre en place un régime autoritaire basé sur la charia. Les droits du peuple sont encore bafoués dans le pays. Les maitres du jeu ont simplement changés.

Cette guerre « démocratique » n’est pourtant pas un échec total pour les grandes puissances occidentales. Bien au contraire même. La Lybie, on nous l’a répété pas mal de fois en 2011, est un pays clef pour l’Europe, notamment grâce à sa production pétrolière. Et de ce coté là, tout baigne ! C’était un peu de ça dont on avait peur avec cette révolte : le peuple allait-il, s’il prenait le pouvoir, nous permettre de continuer à nous servir à peu de frais sur les biens de leur sous sol ? Rien de moins sûr. Heureusement que Super-Sarkozy était là pour permettre l’installation de nouveaux dictateurs super compréhensifs à ce niveau là. D’ailleurs, à peine un an après le début de cette guerre, les infrastructures de puisement de l’or noir sont presque comme neuve, et pour Total, BP et consorts, la Lybie « open bar », ça marche comme jamais. Elle est pas belle la vie ?

 

Syrie 2012 : pourquoi une intervention ?

Mais pour les mêmes raisons pardi ! Quoi ? Vous aviez cru que c’était pour aller sauver les gamins qu’ont voit se faire trucider tous les jours à la télé en direct dans les rues d’Homs ? Mais vous êtes sacrément naïfs… Vous pensez sérieusement que des gens qui laissent crever de froid des gens dehors dans leurs propres pays en ce moment même en ont quelque chose à battre des gamins arabes ? Non. Ca ne les empêchent pas de nous faire le même coup que l’année dernière, et d’essayer de faire chialer, devant sa télé, le petit français humaniste, en lui racontant à quel point Assad est méchant et que c’est le devoir d’une « civilisation supérieure » comme la notre (ouais il parait qu’on est ça nous…) d’aller aider son peuple à se révolter.

Juste quelques données importantes : la Syrie occupe le 29ème rang des pays producteurs de pétrole avec une production de 26 millions de tonnes annuelles. Autant dire que c’est déjà pas mal. La Syrie, et c’est ça qui est méga con pour nous, à tendance à avoir un gouvernement plus favorable aux Russes et aux Chinois qu’à nous. En gros, pour le futur, la Syrie « open bar » version Assad, ça aura plus tendance à profiter à Moscou et Pékin qu’aux autres. Vous voyez le problème ? Imaginons un scénario à la Lybienne : l’Union européenne engage un processus militaire qui permet d’aider le peuple syrien à virer Assad, et place, dans le même coup, un gouvernement plus proche des occidentaux à la tête du pays. Sans compter que la Syrie est une force importante de la région, et une sérieuse épine dans le pied de nos copains israéliens qui habitent à coté… Ca réglerait pas mal de problèmes d’un coup non ?

 

Evidemment, malgré toutes ces critiques, nous soutenons le peuple syrien dans sa lutte contre le dictateur Assad. Dans ce sens, nous ne pouvons qu’être favorable aux tentatives de leur filer un coup de pouce. Mais c’est quoi un coup de pouce ? Remplacer des dictateurs par d’autres pour de basses raisons économiques à la sauce néo-coloniale, peut on vraiment appeler ça une aide ? Ne nous trompons pas, les messages de soutien aux révolutions arabes qui sortent de la bouche de nos gouvernements n’ont rien d’humanitaires. A vrai dire, si sous le sable arabe il n’y avait que du sable arabe, et si notre industrie fonctionnait à la graisse de rillons plutôt qu’au pétrole, nous entendrions surement beaucoup moins parler de ces pauvres gens qui, assoiffés de libertés depuis des décennies, se font aujourd’hui descendre dans les rues des villes syriennes.