Et le pire, c’est qu’il s’en vante…

17/02/2012

En pleine campagne électorale, Hollande craque complétement et révèle la vraie nature du PS dans la presse britannique, en espérant qu’on ne s’en rendrait pas compte. Bref, comme disait Audiard, les cons ça ose tout…

 

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Concours 2012 du ministre le plus con : ça part sur les chapeaux de roues !

15/02/2012

Pour la nouvelle année, on les avait bien briefés nos athlètes : « Cette année les gars, on va probablement avoir que cinq mois pour s’imposer dans la course. Alors on y va à fond les manettes, faut marquer un maximum de points dès le début sinon ces abrutis de socialos vont nous coiffer au poteau ! Et, eux aussi, ils ont des types costaux ! » Et du coup, fallait s’y attendre, on a eu du très grand spectacle… Entre un Guéant, tenant du titre 2011, au meilleur de sa forme, et une Nadine Morano, éternelle challenger, qui lui colle aux semelles, le premier semestre 2012 s’annonce déjà comme un crû exceptionnel ! De quoi ravir les petits comme les grands. Retour sur ce début d’année, rude pour les mécaniques.

Guéant/Morano: le choc des titans.

Claude Guéant : en route pour le doublet ?

Guéant ne veut pas rester avec son seul titre 2011, et il nous le fait savoir. Avec sa seule phrase, prononcée devant les militants de l’UNI, le voici d’un coup propulsé à la première place de tous les classements. En déclarant que « toutes les civilisations ne se valent pas », il envoie au tapis tous ses adversaires, sûrement pour plusieurs mois. Beau geste, bien ficelé, bien enchaîné, y a pas à chier, y avait que Guéant pour envoyer une connerie de si haute volée. Tous les juges ont été bluffés et, même le juge russe réputé pour ses notes très sévères (il faut dire que dans son pays, ils sont méga forts…), lui a attribué un 8.4 ! Du jamais vu depuis le « Casse toi pov’con » du président ! Guéant va certainement être très dur à rattraper dans les semaines à venir, sans compter que l’avalanche de points Godwin déclenchée par ses propos joue très nettement en sa faveur. Franchement, bravo l’artiste ! Toutefois, si la thématique du racisme rapporte des sommes de points assez importantes à tous les coups, Guéant devrait, simplement pour la beauté du spectacle, se diversifier un peu…

Morano, la stratégie de l’épuisement

Morano, on ne la présente plus. Ça fait déjà quelques années que la moindre de ses apparitions la fait monter dans le classement, sans toutefois lui permettre de rafler le titre tant convoité. Celle que l’on surnomme « la Poulidor de la connerie » est, cette fois, bien décidée à monter sur la première marche du podium. La stratégie de Morano, c’est la durée. Contrairement à Claude Guéant, l’actuel leader du championnat, qu sort une connerie énorme tous les deux mois, Morano, elle, préfère jouer l’usure en débitant une petite ânerie dès qu’elle ouvre sa bouche.Et ça paie ! Le 20 janvier, un motard du convoi de notre chère ministre renverse un piéton. Entre nous, même si ça devait rouler un peu vite et pas trop faire gaffe, ça peut arriver à tout le monde. Mais là où Morano est très forte c’est, qu’au lieu de fermer sa gueule comme la décence l’exigerait, elle se permet d’intervenir sur le sujet pour faire de l’humour en répondant à une blague de Stéphane Guillon : « Ah si on pouvait rouler sur votre bêtise, ça ferait du bien des fois. » Bravo Nadine. Rappelons la règle : « art. 14, Toute déclaration de mauvais goût rapporte des points supplémentaires ». Cette boutade lui permet d’obtenir le quotient multiplicateur pour ses déclarations de début de mois sur le physique d’Eva Joly. Rappelons nous : « Le problème d’image d’Eva Joly ne vient pas que de son accent, c’est aussi physique. » C’est bas, mais c’est très bien joué, bravo Nadine. Et elle s’arrête pas là ! Sur Twitter, récemment, elle se plante de destinataire pour un message (apparemment destiné à Eric Besson…) et envoie à tout le monde « Je bulle dans un spa avec des copines, et toi tu tweet occupe toi de ta femme un peu:-) »… On a bien rigolé ! D’ailleurs elle doit avoir un problème avec Besson et les messages : début février elle se goure une nouvelle fois en envoyant un message à celui ci, et envoie à Fillon « Fillon te chie dans les bottes » ! Fillon a pas apprécié… En gros, depuis le début de l’année, Nadine nous fait un spectacle et n’en finit plus de grimper dans le classement. A la prochaine de ses conneries, c’est sur, elle prend la tête !

Nora Berra : la révèlation du début d’année

C’est la révélation de ce mois, Nora Berra fait une entrée aussi inattendue que risible dans notre classement. En publiant, sur son site, un article intitulé « Mes recommandations face au froid », dans lequel elle conseille aux sans-abris d’éviter de sortir de chez eux, la secrétaire d’État à la Santé marque des points importants. L’ensemble de l’article est d’ailleurs très drôle. Le mode « ma découverte de l’hiver, pour avoir chaud mettez un bonnet et ne vous roulez pas à poil dans la neige » c’est très très bon. En plus c’est beaucoup plus original que de nier un génocide, ou d’insulter un camarade. Bravo encore, même s’il semblerait que ça soit juste pour espérer une bonne place en fin d’année.

Ils ne sont pas ministres, mais ils veulent jouer quand même

Hervé Morin, il est génial. Le 24 janvier, il déclare avoir « vu les Alliers débarquer en Normandie »… alors qu’il est né en 1961 ! Popularisé par Sarkozy lui même et sa fameuse polémique du mur de Berlin, la technique du « je dis que j’y étais mais c’est pas vrai » rapporte, il est vrai, beaucoup de points. Mais attention à ne pas en faire trop tout de même parce que là, on frôle l’antijeu… Sarkozy, d’ailleurs, compte bien, lui aussi avoir le droit de jouer. En déplacement sur un chantier le 3 février, il déclare à un ouvrier noir «Ça change du pays quand il fait moins 8 ». C’est pas mal, mais il faut bien dire qu’à coté de Guéant, ça fait petit joueur… Au passage, pour revenir à Guéant, il n’est pas le seul à être intervenu devant les jeunes de l’UNI. Eric Raoult, intervenant avant lui aurait déclaré « Ce que j’ai appris à l’UNI, c’est quand on se fait casser une dent, on répond en cassant la gueule ». C’est pareil, ça rapporte pas beaucoup de points, mais c’est d’une intelligence telle qu’on ne pouvait pas ne pas le comptabiliser.  Enfin, la dernière vanne nous vient, à la surprise générale, du député UMP Christian Vanneste qui, le 10 février dernier, dénonce la « fameuse légende de la déportation des homosexuels » Alors là, déjà, point Godwin direct, et puis une belle somme de points. La négation de génocide, chez nous, c’est un peu comme le « coup de scorpion », tu peux pas faire mieux ! Chapeau bas. Apparemment Guéant ferait quand même la gueule, il voulait la sortir la semaine prochaine…

Pour conclure, on peut dire que ce début d’année commence à un niveau époustouflant. On a le droit à un florilège de toute part. Les stars sont à la hauteur de leur talent et de leur reconnaissance mais laissent cependant place à de jeunes premiers très prometteurs. Avec un niveau de connerie tel, la campagne présidentielle s’annonce déjà comme un millésime ! Pour le classement final 2012, un événement pourrait néanmoins mettre tout le monde d’accord dès le mois de mai. En effet, si Marine Le Pen gagne la présidentielle, avec le niveau de QI qu’aura son conseil des ministres, nos champions actuels devraient être écrasés dès les législatives. En attendant, il va y avoir du sport !

Samedi, dans ta ville !

15/02/2012

Le tract en pdf

Passe de l’indignation à la révolution !

13/02/2012

Depuis des années, la crise sert de prétexte pour que notre avenir se résume à survivre en enchaînant les boulots sans intérêt.

Pendant que le contrôle de nos vies nous échappe, les actionnaires continuent de s’engraisser, et les politiques nous font oublier qui sont les vrais responsables de la situation en pointant du doigt les immigrés, en entretenant la peur et la haine.

Prisonnier de ses contradictions, le  capitalisme nous entraîne dans sa chute. Pour couronner le tout, on nous explique qu’il n’y a pas d’alternatives, qu’il faut se résigner, accepter les choses telles qu’elles sont. Mais c’est faux !

Quand le système entier est malade, s’indigner ne suffit plus : la seule issue est la rupture !

Rompre avec la logique de mort du capitalisme, construire une société plus juste, c’est possible et nécessaire. Ceux qui prétendent le contraire sont des cyniques ou des blasés ! Mais pour ça, il faut s’engager, être solidaires les uns des autres, argumenter, démontrer, expérimenter et convaincre !

Tu en as marre de laisser les autres décider a ta place ?
Tu veux te battre pour tes droits, pour ta dignité et pour ton avenir ?

Alors, rejoins-nous !

 

Le tract en pdf. (téléchargez la police d’écriture Dirty Headline pour un rendu optimal du tract)

Pendant les débats du parlement sur le plan d’austérité, les députés regardaient un match de foot…

13/02/2012

Pendant que l’ont débatait, dans l’enceinte du parlement grec d’un nouveau plan d’austérité catastrophique pour les travailleurs, pendant que des dizaines de milliers de manifestants se battaient dehors pour défendre leurs droits et pour crier leur haine du système capitaliste, un certain nombre de députés grecs étaient occupés, dans une salle annexe de l’hémicycle hellenique, à regarder un match de foot dans une ambiance plutôt détendue. La preuve avec la photo ci dessous.

Finalement, ça nous rassure, il n’y a pas que chez nous qu’ils sont odieux…

Libye 2011, Syrie 2012: on va nous faire le coup tous les ans ?

12/02/2012

 

Depuis quelques semaines, la tension monte sérieusement en Syrie. Les combats entre le peuple syrien et l’armée d’Assad s’intensifient, notamment dans la ville d’Homs, où est née cette contestation. De nouveaux affrontements ont également éclatés dans certaines banlieues de Damas, la capitale du pays. Une intervention militaire occidentale, aux buts soit disant humanitaires, est déjà en discussion à l’ONU, malgré les vétos annoncés de la Chine et de la Russie. Bref, une situation qui dégénère de jours en jours, et qui nous replonge dans les débats d’il y a un an, au moment de la guerre en Lybie.

 

Lybie 2011 : quel bilan ?

Lors de la prise de Tripoli cet été, les médias du monde entier ont criés, comme un seul homme, victoire. Le chef de guerre Hannibal Sarkozy était encensé par tous pour son action libératrice et son héroïque homme de main sur place, Bernard-Henri Levy (auquel nous avions déjà consacré un article) auréolé de gloire comme jamais.

Pourtant, la situation actuelle de la Lybie reste chaotique sur tous les plans. Après une guerre qui a fait près de 60 000 morts, le pays est entièrement détruit et, même si Kadhafi et ses fils ne sont plus là, la démocratie n’est toujours pas franchement revenue. Le fameux CNT, que l’ont nous avait présenté comme la structure dirigeante légitime de la rébellion, s’est empressé de mettre en place un régime autoritaire basé sur la charia. Les droits du peuple sont encore bafoués dans le pays. Les maitres du jeu ont simplement changés.

Cette guerre « démocratique » n’est pourtant pas un échec total pour les grandes puissances occidentales. Bien au contraire même. La Lybie, on nous l’a répété pas mal de fois en 2011, est un pays clef pour l’Europe, notamment grâce à sa production pétrolière. Et de ce coté là, tout baigne ! C’était un peu de ça dont on avait peur avec cette révolte : le peuple allait-il, s’il prenait le pouvoir, nous permettre de continuer à nous servir à peu de frais sur les biens de leur sous sol ? Rien de moins sûr. Heureusement que Super-Sarkozy était là pour permettre l’installation de nouveaux dictateurs super compréhensifs à ce niveau là. D’ailleurs, à peine un an après le début de cette guerre, les infrastructures de puisement de l’or noir sont presque comme neuve, et pour Total, BP et consorts, la Lybie « open bar », ça marche comme jamais. Elle est pas belle la vie ?

 

Syrie 2012 : pourquoi une intervention ?

Mais pour les mêmes raisons pardi ! Quoi ? Vous aviez cru que c’était pour aller sauver les gamins qu’ont voit se faire trucider tous les jours à la télé en direct dans les rues d’Homs ? Mais vous êtes sacrément naïfs… Vous pensez sérieusement que des gens qui laissent crever de froid des gens dehors dans leurs propres pays en ce moment même en ont quelque chose à battre des gamins arabes ? Non. Ca ne les empêchent pas de nous faire le même coup que l’année dernière, et d’essayer de faire chialer, devant sa télé, le petit français humaniste, en lui racontant à quel point Assad est méchant et que c’est le devoir d’une « civilisation supérieure » comme la notre (ouais il parait qu’on est ça nous…) d’aller aider son peuple à se révolter.

Juste quelques données importantes : la Syrie occupe le 29ème rang des pays producteurs de pétrole avec une production de 26 millions de tonnes annuelles. Autant dire que c’est déjà pas mal. La Syrie, et c’est ça qui est méga con pour nous, à tendance à avoir un gouvernement plus favorable aux Russes et aux Chinois qu’à nous. En gros, pour le futur, la Syrie « open bar » version Assad, ça aura plus tendance à profiter à Moscou et Pékin qu’aux autres. Vous voyez le problème ? Imaginons un scénario à la Lybienne : l’Union européenne engage un processus militaire qui permet d’aider le peuple syrien à virer Assad, et place, dans le même coup, un gouvernement plus proche des occidentaux à la tête du pays. Sans compter que la Syrie est une force importante de la région, et une sérieuse épine dans le pied de nos copains israéliens qui habitent à coté… Ca réglerait pas mal de problèmes d’un coup non ?

 

Evidemment, malgré toutes ces critiques, nous soutenons le peuple syrien dans sa lutte contre le dictateur Assad. Dans ce sens, nous ne pouvons qu’être favorable aux tentatives de leur filer un coup de pouce. Mais c’est quoi un coup de pouce ? Remplacer des dictateurs par d’autres pour de basses raisons économiques à la sauce néo-coloniale, peut on vraiment appeler ça une aide ? Ne nous trompons pas, les messages de soutien aux révolutions arabes qui sortent de la bouche de nos gouvernements n’ont rien d’humanitaires. A vrai dire, si sous le sable arabe il n’y avait que du sable arabe, et si notre industrie fonctionnait à la graisse de rillons plutôt qu’au pétrole, nous entendrions surement beaucoup moins parler de ces pauvres gens qui, assoiffés de libertés depuis des décennies, se font aujourd’hui descendre dans les rues des villes syriennes.

 

Extrême droite : les faux rebelles !

08/02/2012

L’extrême droite a aujourd’hui le vent en poupe, qu’il s’agisse du vieux Front National ou des groupuscules “identitaires” comme Vox Populi Turone (regroupement local de cathos intégristes, de royalistes, de déçus du FN et de néo-nazis). Pourtant, si cette mouvance arrive aujourd’hui à séduire un public varié, c’est en s’appuyant sur un discours flou, mensonger…et souvent contradictoire.

Les mensonges du discours anti-immigration

L’extrême droite pointe du doigt l’immigration comme principale cause des dérèglements sociaux actuels, du fait de son coût pour la collectivité. Dans les faits, elle rapporte 12 milliards d’euros par an à l’État. Durcir les lois anti-immigration comme le préconise Le Pen, c’est se priver de cette manne financière, sans compter le coût d’une telle politique.

Par ailleurs, l’extrême droite accuse les immigrés de concurrencer les travailleurs français, de prendre leur travail, de faire baisser les salaires. Pourtant, les travailleurs immigrés occupent majoritairement des emplois dans des secteurs qui peinent à embaucher. De plus, leur consommation permet la création de nouveaux débouchés, et donc d’emplois.

Enfin, si le travail clandestin permet aux patrons de baisser les salaires, la meilleure protection contre ce phénomène reste la régularisation des travailleurs sans-papiers, afin que le même droit du travail s’applique à tout le monde. Ce n’est pas un hasard si les patrons qui emploient des sans-papiers s’opposent à leur régularisation.

Un racisme a peine voilé

Mais derrière l’argument économique, on trouve un rejet de l’étranger basé sur un rapport mystique à l’identité et à la nation. Ainsi, un groupe comme Vox Populi Turone affirme la nécessité d’une France blanche et chrétienne. Pour ces militants, il y aurait une guerre ethnique qui couve en France, due à la présence de cultures qui ne sont pas chrétiennes. Les immigrés seraient responsable de la criminalité en France de par leur mauvaise intégration. La seule solution serait alors de les renvoyer dans leur pays ou de les forcer à adopter “notre” culture.

Ce discours simpliste s’appuie sur une vision figée et archaïque des civilisations, incapables d’échange, d’évolution ou d’ouverture sur l’extérieur. Pourtant, la France d’aujourd’hui n’est pas celle du XVIe siècle, et c’est tant mieux !

Mais surtout, ce discours n’est pas nouveau : il était déjà utilisé au début du XXe siècle contre l’immigration italienne ou polonaise, accusée de détruire la société française. Cette prédiction ne s’est jamais réalisée.

L’extrême droite diabolise l’immigration pour mieux nous détourner des véritables causes de nos problèmes.

Ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables du chômage ou de l’insécurité : ceux qui détruisent notre société, ce sont les actionnaires qui délocalisent et licencient, les patrons qui refusent d’augmenter les salaires, les politiques qui cassent les services publics et le système social pour faire payer moins d’impôts aux plus riches.

Voilà les vrais responsables de la crise économique, des inégalités et de la destruction des liens sociaux.

Un courant qui se fait passer pour anticapitaliste

L’extrême droite prétend lutter contre le capitalisme. En réalité, elle propose juste de relocaliser les industries en France, sans dire comment, ou en taxant les importations, avec une hausse des prix à la clef. Cela n’a rien d’anticapitaliste : le seul but est de mettre des patrons français à la tête d’usines française. L’extrême droite défend l’utopie d’un capitalisme patriotique, où l’exploitation des salariés perdurera comme par le passé, comme aujourd’hui dans les sociétés à « patrons français ».

Que les actionnaires soient américains ou français ne fait aucune différence. Les uns comme les autres ne recherchent que le profit, au mépris du bien être des salariés.

Le fascisme a toujours été le bras armé des capitalistes

Au moment de la crise de 1929, ce sont les capitalistes allemands et états-uniens (les banques Rockefeller et JP Morgan, Krupp, Thyssen, la famille Bush, Ford…) qui ont financé les activités du parti nazi, lui permettant de populariser ses idées auprès d’une partie de la population. Les nazis ont servi à imposer à la population les réformes structurelles voulues par les capitalistes (diminution des salaires, des congés payés, augmentation du temps de travail, destruction des organisations de travailleurs et de la gauche) afin de conserver leurs bénéfices.

Pour nous, ce n’est pas un hasard si, en cette période de crise économique, on constate une montée de l’extrême droite. Ce n’est pas un hasard si Vox Populi reçoit des fonds de la bourgeoisie tourangelle ; si les grands médias sont si complaisants envers Le Pen…

Face a cela, que faire ?

Tout d’abord il faut montrer l’extrême droite sous son vrai jour : résolument du côté des capitalistes, œuvrant contre nos intérêts de travailleurs ou futurs travailleurs.

Ensuite, il faut nous engager pour lutter activement contre la présence de ces idées dans nos rues, dans nos écoles, dans nos boîtes…

Proposer un projet alternatif de société pour sortir du capitalisme

Le vrai combat anti-système, réellement subversif, est anticapitaliste : il est dans la réquisition des entreprises pour que les travailleurs les fassent tourner à leur profit, dans l’occupation des logements vides pour y mettre celles et ceux qui n’ont pas de toit ou vivent dans la précarité, dans des services publics de qualité, accessibles sans distinction de revenus ou d’origine ethnique.

Nous voulons remettre les besoins humains et sociaux, l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations au centre du fonctionnement de la société. Le capitalisme nous mène droit dans le mur. Aujourd’hui, il faut sortir de ce système, construire une société socialiste, égalitaire et libertaire, où le contrôle de la population sur les choix économiques , écologiques et politiques remplacerait le diktat des plus riches et de l’appareil d’État.

C’est une révolution sociale qu’il nous faut. Cela passe par l’affirmation qu’une rupture est possible et nécessaire, par un travail de construction de contre-pouvoirs, avec tous ceux qui veulent lutter.

Ces idées sont réellement radicales : c’est pour ça qu’on ne nous donne pas la parole pour les exposer dans les médias. Ce sont elles qui sont dangereuses pour le système, ce sont elles qui participeront à forger un présent et un avenir meilleurs.

Notre projet , nos idées vous intéressent ?

Vous ne voulez pas laisser les autres faire de la politique et décider a votre place ?

 Alors rejoignez nous

Alternative Libertaire 37 et la Colonne de Fer

Le tract en format pdf : Extrême droite : les faux rebelles

Le Choix dans la Dette…

25/01/2012

S’il est un sujet de campagne présidentielle sur lequel les gros candidats ont tendance actuellement à s’écharper, c’est celui de la dette publique. Cette question a pris de l’ampleur avec la dégradation de la note de la France par l’agence de notation Standard and Poor’s.

Comme tout est fait dans les médias pour que 95% de la population ne pane rien aux questions économiques, et que nous-mêmes ne sommes pas sûrs d’avoir tout bien saisi, nous allons tenter de comprendre ensemble ce qu’est une dette publique et comment elle se crée, ce qui permettra de poser la question des responsabilités de chacun et donc de la légitimité des politiciens à vouloir à tout prix nous faire payer les conséquences de cette dette.

Pour commencer, qu’est ce qu’une dette publique ?

La dette publique, c’est l’ensemble des engagements financiers pris sous formes d’emprunts par l’État, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement.

Pour faire simple, lorsque vous empruntez de l’argent à votre banque (si elle veut bien vous en prêter), vous contractez en contrepartie de cet argent une dette que vous devrez rembourser dans des conditions clairement définies (délai, intérêt…).

Eh bien, l’État, il fait pareil : lorsque, sur une année, les recettes engrangées ne sont pas suffisantes pour subvenir aux dépenses prévues (on parle alors de déficit public), l’État va emprunter de l’argent auprès de divers organismes (banques commerciales, fonds de pensions, compagnies d’assurance français ou étrangers), qu’il s’engagera à rembourser à plus ou moins long terme (de 1 mois à 50 ans), avec des taux d’intérêts variables.

Ces taux d’intérêts sont fonction du risque encouru par le créancier, lui même estimé par les fameuses « agences de notation » (ainsi, fin 2011, soit avant la dégradation de sa note le taux pour un emprunt sur dix ans contracté par la France tournait autour de 3,5%, contre environ 2% pour l’Allemagne et…28,5% pour la Grèce).

Bien sûr, à chaque fois qu’un déficit public est compensé par l’emprunt, la dette du pays va se creuser.

La dette publique française est donc la somme des emprunts cumulés de l’État, ainsi que des intérêts que celui-ci doit verser à ses créanciers.

Elle tourne aujourd’hui autour de 1700 milliards d’euros, soit 86,6% du PIB (richesse totale produite sur le territoire) de l’année 2011.

Elle résulte d’un déficit continu depuis 1981, et de déficits plus anciens (liés à la crise économique de 1973 notamment).

Il importe également de noter que jusqu’en 1973, l’État pouvait emprunter directement auprès de la Banque Centrale. C’est depuis l’interdiction de cette pratique par Giscard que l’État est obligé de passer par les marchés privés.

Ces explications nécessaires ayant été effectuées, nous allons maintenant voir d’où vient précisément cette dette, ce qui permettra de poser la question des responsabilités de chacun, et de voir s’il est légitime de nous en faire les conséquences.

D’où vient la dette ?

Si l’on écoute les représentants de la « classe politique », et notamment les 4 gros candidats à la présidentielle (ceux que Mélenchon a astucieusement baptisé les « Daltons de l’austérité »), le discours est le même : la France est avant tout victime d’une mauvaise gestion de l’État, basée sur des dépenses trop importantes. Les français vivraient au dessus de leurs moyens et seraient en cela responsables de ce qui leur arrive.

Dès lors, Nicolas, François, François et Marine s’imaginent tous en champions de l’équilibre budgétaire et de la chasse aux « mauvaises dépenses » : quatre couplets pour un même refrain, celui de la rigueur et de la culpabilisation de la population. Pourtant, il s’agit là d’une lecture particulière, très orientée idéologiquement, de la situation.

Ce qui est indéniable, lorsque l’on regarde les statistiques (graphique ci-dessous), c’est l’apparition d’un déficit budgétaire en 1981. Cette année là, le gouvernement décide de relancer la croissance par des mesures de soutien à la consommation (hausse du SMIC, des aides sociales…) : les dépenses de l’État augmentent logiquement. Cependant, les recettes ne vont pas suivre la même augmentation, et c’est de cet écart que va naître le déficit public.

Dès lors, tandis que les dépenses de l’État varieront en fonction des années, ses recettes ne connaitront qu’une faible augmentation plus ou moins continue jusqu’en 1997, sans jamais lui permettre d’atteindre l’équilibre budgétaire. Pire, depuis cette année-là, elles stagnent autour de 50% du PIB, tandis que les dépenses continuent de grimper jusqu’à dépasser les 56% du PIB depuis 2009, d’où la forte augmentation de la dette ces dernières années.

On comprend bien alors que le problème peut être vu de 2 manières différentes : on peut, à l’instar des « Daltons », considérer que les français dépensent trop d’argent en matière de santé, de services publics, et envisager les solutions sous l’angle de la saignée et de la rigueur pour les classes populaires et moyennes.

Mais on peut aussi retourner la question, s’interroger sur les raisons pour lesquelles les recettes de l’État ne sont pas à la hauteur des dépenses, et regretter la baisse continue depuis les années 80 de la fiscalité des ménages les plus riches et des entreprises. Et, pourquoi pas, aller jusqu’à s’indigner (puisque c’est à la mode), de tous les cadeaux fiscaux ne bénéficiant qu’aux riches et au patronat :

– la baisse de l’impôt sur le revenu, pour lequel le taux d’imposition de la tranche la plus élevée est passé en 25 ans de 65 % à un taux actuel de 41 %.
– la multiplication des niches fiscales, avec un manque à gagner pour l’État de 75 milliards d’euros en 2010.
– le bouclier fiscal depuis 2009.
– l’impôt sur les bénéfices des entreprises qui est passé de 45 % en 1986 à 33,3 % aujourd’hui; avec des mesures dérogatoires qui font qu’il est en réalité de 13% pour les entreprises qui emploient plus de 2000 salariés et de 8 % pour celles du CAC 40, facilitant ainsi l’engraissement des actionnaires.
– les baisses de cotisations sociales des entreprises, venant creuser le trou de la sécu.

-etc…

On peut donc considérer la dette comme la conséquence d’une politique fiscale visant à toujours favoriser les plus riches, lesquels sont gagnants sur tous les tableaux.

Force est d’avouer que le système est bien foutu : dans un premier temps, les capitalistes payent moins d’impôts et s’enrichissent donc. Ce faisant, ils creusent le déficit de l’État, lequel, ne pouvant plus s’endetter auprès de la Banque Centrale, va emprunter aux capitalistes l’argent qu’il leur a fait gagner…ce qui permet à ceux-ci de s’enrichir une deuxième fois sur le dos de la collectivité, grâce aux intérêts perçus. Enfin, dans un troisième temps, le remboursement de la dette et de ses intérêts aux capitalistes va servir de prétexte à des politiques de rigueurs et de casse sociale.

Les pauvres payent donc la crise des riches, et le mécanisme de la dette permet un transfert incessant de richesse vers les plus riches : on n’est pas loin du hold-up du siècle !

Nous considérons donc que la dette n’est pas liée à des dépenses collectives trop importantes, mais bien à une politique orientée en faveur des capitalistes. Tous les gouvernements qui se sont succédés jusqu’à aujourd’hui ont appuyé ce choix politique. Hollande et Sarkozy continueront sur cette voie. Bayrou fera de même. Et si Le Pen prétend rompre avec cette politique, c’est par pure démagogie : son programme économique n’a aucune cohérence, et au-delà des mots s’affiche clairement dans les mesures préconisées la volonté de continuer à faire payer la dette aux classes populaires (une analyse du programme économique du FN sera prochainement disponible sur notre blog).

Alors, pourquoi sont-ils si méchants ?

Bien sûr, on peut s’interroger sur la raison de tout ça.

Expliquer la dette en disant que les banquiers, capitalistes et hommes politiques sont des connards, est-ce satisfaisant ? Nous pensons que non.

L’accroissement constant de la dette publique est le résultat d’une recherche de croissance économique par tous les moyens, afin que les profits, qui sont le seul moteur de l’économie capitaliste, ne tombent pas. Faute d’une croissance économique suffisante aux besoins du système, celui-ci se construit aujourd’hui sur un endettement massif des États, des entreprises et des ménages. Cette logique d’endettement permet au capital de continuer à dégager des profits à court terme. Cependant, elle conduit, à plus long terme, à une impasse :

-une impasse économique, puisqu’à terme les États sont confrontés à des situations de faillites, et les banques à des défauts de paiement, alimentant le risque d’une récession économique globale et d’une crise systémique.

-une impasse sociale, pour les peuples confrontés aux politiques d’austérité et aux conséquences de la crise du capitalisme, insoutenables à terme.

La dette n’est pas, comme l’affirment nos dirigeants, la conséquence de nombreuses années passées à « vivre au dessus de nos moyens ». Elle est la conséquence de l’échec des politiques visant à soutenir artificiellement un système capitaliste à bout de souffle, condamné par sa folle logique de croissance absolue.

Le problème de la dette ne se résoudra pas par davantage d’austérité, mais en cherchant une issue collective au système capitaliste.

Beaucoup plus concrètement, nous estimons qu’il est aujourd’hui nécessaire de combattre les discours dominants concernant la question de la dette, d’argumenter, de démasquer les mensonges officiels, de convaincre les classes populaires que cette dette est illégitime.

Nous changerons les choses en relevant la tête, en se serrant les coudes et en luttant ensemble pour nos droits et notre dignité ; pas en votant pour ceux et celles qui, derrière de belles promesses, veulent nous enfoncer un peu plus la tête sous l’eau.

C’est dans cette optique que la Colonne de Fer est partie prenante, aux côtés de plusieurs associations, syndicats et organisations politiques, du collectif contre la dette en train de se constituer à Tours.

Cette dette n’est pas la notre.

Ce n’est pas à nous de la payer.

Joyeux Noël !

25/12/2011

L’imposture du « patriotisme économique »

22/12/2011

C’est apparemment avec les plus vieilles formules que l’on entube le mieux les électeurs. Ces derniers temps, il semble qu’un « nouveau » thème s’impose dans le débat électoral, celui de la relocalisation et du made in France. En effet, il ne se passe plus une semaine sans qu’un de nos estimés politicards y aille de son petit mot sur la question, quelle que soit par ailleurs la place qu’il occupe sur l’échiquier politique. Il y a 10 jours, ce n’est rien de moins que Nicolas Sarkozy, monsieur Casse-sociale himself, qui est allé se faire mousser sur ce thème là lors d’une visite des usines de skis Rossignol, emboitant le pas à…tous les autres.

En même temps, à priori, le fait de produire en France et de créer des emplois, on peut pas tellement être contre. Sauf que, si l’on regarde de plus près, ce discours en apparence évident n’est rien de moins que grotesque, qu’il soit entonné par opportunisme (Sarkozy), par nationalisme obtus (Dupont-Aignant), par bêtise (Bayrou), par démagogie (Hollande), par paresse intellectuelle (Mélenchon) ou pour toutes ces raisons à la fois (Le Pen).

Le profit, seul objectif de l’entreprise capitaliste

Car une fois que l’on a admis qu’effectivement, ce serait chouette de créer des emplois chez nous, comment fait on pour convaincre l’entreprise machin-chose de s’installer à Bar-le-Duc plutôt qu’à Shangaï ?

Pour cela, rappelons vite fait comment fonctionne l’entreprise capitaliste : elle se finance en émettant des titres de propriété, des actions, qui vont être achetés en échange de la promesse de revenus. Ce qui va intéresser l’actionnaire, qui a pris un risque en investissant, ça va être précisément ces revenus du capital, les dividendes qu’il va pouvoir toucher. Pour lui verser ses dividendes, l’entreprise va être obligée d’être compétitive. Si, par une politique de réduction des coûts et de maximisation des bénéfices, une de ses concurrentes est capable de verser des dividendes plus importants aux actionnaires, ceux-ci vont chercher à revendre leurs parts de l’entreprise pour acheter celles de l’entreprise qui leur reversera plus. La première entreprise va donc voir sa valeur s’effondrer, ne pourra plus investir, fera faillite ou sera rachetée ou démantelée. Pour éviter ça, l’entreprise va chercher elle aussi à réduire ses coûts en rognant sur les conditions de travail, augmenter les dividendes versées en prenant sur les salaires, augmenter ses bénéfices en conquérant de nouveaux marchés, etc… Ainsi, le capitalisme est-il basé sur une logique folle de croissance absolue.

C’est pour s’adapter à cette logique que les entreprises délocalisent tout ou partie de leur production (soit directement, soit indirectement en faisant appel à des sous-traitants étrangers). En allant s’installer dans des pays où les coûts sont moindres, elles peuvent s’opposer un temps à la concurrence et éviter des faillites qui auraient sur l’emploi un impact pire que les délocalisations elles-mêmes. Les libéraux disent que les entrepreneurs n’ont guère le choix. Hélas, on ne peut pas leur donner tort : les délocalisations sont une conséquence directe et inévitable du mode de production capitaliste. Si l’on empêche cela, en interdisant les licenciements par exemple, les entreprises ne survivront pas longtemps dans la jungle capitaliste.

Bien sûr, il existe des solutions pour que les entreprises restent chez nous : cependant, pas sûr que ces « solutions » nous conviennent.

Dans le capitalisme, pas de salut

Un moyen d’empêcher les entreprises de s’installer dans des pays où les coûts de production sont plus faibles (et donc la législation sociale moins favorable aux salariés) consiste à rendre notre pays plus attractif pour les entreprises, en répondant au « dumping social » des pays émergents. C’est facile : baisse des impôts aux entreprises, recul des minima sociaux, suppression du salaire minimum, etc…C’est la solution libérale : une fuite en avant sur le dos des salariés. Bien sûr, elle ne dure qu’un temps : les pays en face adoptent la même formule, redeviennent compétitifs, et tout est à refaire, entrainant toujours plus de précarité. Sans compter que l’impact d’une telle politique se traduit par une baisse de la consommation, et donc une crise de surproduction entrainant à nouveau une hausse du chômage que l’on entendait combattre…

Alors, une autre solution consisterait à favoriser la production nationale, comme le préconise Marion Anne Perrine Le Pen, en mettant en place des barrières douanières, en taxant les marchandises importées. Après la carotte libérale, le bâton protectionniste. Sauf que les pays ayant des rapports commerciaux avec la France répercuteraient immédiatement cette mesure en mettant également en place une taxe identique sur les produits français, entrainant une chute des exportations, et donc à nouveau des suppressions d’emplois massives (sans compter les mesures de rétorsion que ne manquerait pas de prendre l’Organisation Mondiale du Commerce). De plus, la mise en place des barrières douanières entrainerait une hausse des prix sur des produits comme l’essence, qui aurait un impact direct sur la consommation des ménages. Cette mesure semble donc encore une fois devoir aggraver la crise au lieu de la combattre.

Et ce n’est pas la mise en place de cette mesure à l’échelle européenne, comme Mélenchon peut le préconiser, qui changera les choses : les problèmes posés sont exactement les mêmes qu’à l’échelle nationale, avec en plus le problème que les intérêts des pays qui fondent l’Union Européenne sont parfois contradictoires (par exemple, l’Allemagne, qui exporte beaucoup, n’a aucun intérêt à la mise en place de mesures protectionnistes). Sur le coup, la proposition du Front de Gauche semble presque encore plus déconnectée que celle de Le Pen…

La rupture, seule issue possible

Comme nous le voyons, toutes les solutions proposées pour lutter contre la désindustrialisation du pays sont vouées à l’échec. Dans la crise nous sommes, dans la crise nous resterons. Au sein du capitalisme, aucune issue : tant que nous maintiendrons un système économique basé sur l’enrichissement personnel et l’accumulation infini de richesse, nous subirons crises et déséquilibres à répétition, pour le seul profit des actionnaires (et encore, celui-ci allant en s’amenuisant). Le capitalisme est certes immoral, mais là n’est pas son principal défaut : il est surtout malade, voué à la crise, condamné. Les mesurettes pathétiques avancées par des politiciens en mal d’électeurs n’y changeront rien.

La seule solution à terme pour sortir de la crise est la rupture avec le système qui la génère. Rompre avec le capitalisme, abolir la propriété privée des moyens de production et l’intérêt privé, placer au centre de l’économie les besoins des peuples, redéfinir le statut et le rôle de l’entreprise, mettre fin à l’exploitation du salariat, construire ensemble le socialisme du XXIeme siècle : tel est aujourd’hui la tâche qui incombe à tous ceux qui veulent changer la vie et transformer le monde.