Archive for the ‘Tract’ Category

Passe de l’indignation à la révolution !

13/02/2012

Depuis des années, la crise sert de prétexte pour que notre avenir se résume à survivre en enchaînant les boulots sans intérêt.

Pendant que le contrôle de nos vies nous échappe, les actionnaires continuent de s’engraisser, et les politiques nous font oublier qui sont les vrais responsables de la situation en pointant du doigt les immigrés, en entretenant la peur et la haine.

Prisonnier de ses contradictions, le  capitalisme nous entraîne dans sa chute. Pour couronner le tout, on nous explique qu’il n’y a pas d’alternatives, qu’il faut se résigner, accepter les choses telles qu’elles sont. Mais c’est faux !

Quand le système entier est malade, s’indigner ne suffit plus : la seule issue est la rupture !

Rompre avec la logique de mort du capitalisme, construire une société plus juste, c’est possible et nécessaire. Ceux qui prétendent le contraire sont des cyniques ou des blasés ! Mais pour ça, il faut s’engager, être solidaires les uns des autres, argumenter, démontrer, expérimenter et convaincre !

Tu en as marre de laisser les autres décider a ta place ?
Tu veux te battre pour tes droits, pour ta dignité et pour ton avenir ?

Alors, rejoins-nous !

 

Le tract en pdf. (téléchargez la police d’écriture Dirty Headline pour un rendu optimal du tract)

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Extrême droite : les faux rebelles !

08/02/2012

L’extrême droite a aujourd’hui le vent en poupe, qu’il s’agisse du vieux Front National ou des groupuscules “identitaires” comme Vox Populi Turone (regroupement local de cathos intégristes, de royalistes, de déçus du FN et de néo-nazis). Pourtant, si cette mouvance arrive aujourd’hui à séduire un public varié, c’est en s’appuyant sur un discours flou, mensonger…et souvent contradictoire.

Les mensonges du discours anti-immigration

L’extrême droite pointe du doigt l’immigration comme principale cause des dérèglements sociaux actuels, du fait de son coût pour la collectivité. Dans les faits, elle rapporte 12 milliards d’euros par an à l’État. Durcir les lois anti-immigration comme le préconise Le Pen, c’est se priver de cette manne financière, sans compter le coût d’une telle politique.

Par ailleurs, l’extrême droite accuse les immigrés de concurrencer les travailleurs français, de prendre leur travail, de faire baisser les salaires. Pourtant, les travailleurs immigrés occupent majoritairement des emplois dans des secteurs qui peinent à embaucher. De plus, leur consommation permet la création de nouveaux débouchés, et donc d’emplois.

Enfin, si le travail clandestin permet aux patrons de baisser les salaires, la meilleure protection contre ce phénomène reste la régularisation des travailleurs sans-papiers, afin que le même droit du travail s’applique à tout le monde. Ce n’est pas un hasard si les patrons qui emploient des sans-papiers s’opposent à leur régularisation.

Un racisme a peine voilé

Mais derrière l’argument économique, on trouve un rejet de l’étranger basé sur un rapport mystique à l’identité et à la nation. Ainsi, un groupe comme Vox Populi Turone affirme la nécessité d’une France blanche et chrétienne. Pour ces militants, il y aurait une guerre ethnique qui couve en France, due à la présence de cultures qui ne sont pas chrétiennes. Les immigrés seraient responsable de la criminalité en France de par leur mauvaise intégration. La seule solution serait alors de les renvoyer dans leur pays ou de les forcer à adopter “notre” culture.

Ce discours simpliste s’appuie sur une vision figée et archaïque des civilisations, incapables d’échange, d’évolution ou d’ouverture sur l’extérieur. Pourtant, la France d’aujourd’hui n’est pas celle du XVIe siècle, et c’est tant mieux !

Mais surtout, ce discours n’est pas nouveau : il était déjà utilisé au début du XXe siècle contre l’immigration italienne ou polonaise, accusée de détruire la société française. Cette prédiction ne s’est jamais réalisée.

L’extrême droite diabolise l’immigration pour mieux nous détourner des véritables causes de nos problèmes.

Ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables du chômage ou de l’insécurité : ceux qui détruisent notre société, ce sont les actionnaires qui délocalisent et licencient, les patrons qui refusent d’augmenter les salaires, les politiques qui cassent les services publics et le système social pour faire payer moins d’impôts aux plus riches.

Voilà les vrais responsables de la crise économique, des inégalités et de la destruction des liens sociaux.

Un courant qui se fait passer pour anticapitaliste

L’extrême droite prétend lutter contre le capitalisme. En réalité, elle propose juste de relocaliser les industries en France, sans dire comment, ou en taxant les importations, avec une hausse des prix à la clef. Cela n’a rien d’anticapitaliste : le seul but est de mettre des patrons français à la tête d’usines française. L’extrême droite défend l’utopie d’un capitalisme patriotique, où l’exploitation des salariés perdurera comme par le passé, comme aujourd’hui dans les sociétés à « patrons français ».

Que les actionnaires soient américains ou français ne fait aucune différence. Les uns comme les autres ne recherchent que le profit, au mépris du bien être des salariés.

Le fascisme a toujours été le bras armé des capitalistes

Au moment de la crise de 1929, ce sont les capitalistes allemands et états-uniens (les banques Rockefeller et JP Morgan, Krupp, Thyssen, la famille Bush, Ford…) qui ont financé les activités du parti nazi, lui permettant de populariser ses idées auprès d’une partie de la population. Les nazis ont servi à imposer à la population les réformes structurelles voulues par les capitalistes (diminution des salaires, des congés payés, augmentation du temps de travail, destruction des organisations de travailleurs et de la gauche) afin de conserver leurs bénéfices.

Pour nous, ce n’est pas un hasard si, en cette période de crise économique, on constate une montée de l’extrême droite. Ce n’est pas un hasard si Vox Populi reçoit des fonds de la bourgeoisie tourangelle ; si les grands médias sont si complaisants envers Le Pen…

Face a cela, que faire ?

Tout d’abord il faut montrer l’extrême droite sous son vrai jour : résolument du côté des capitalistes, œuvrant contre nos intérêts de travailleurs ou futurs travailleurs.

Ensuite, il faut nous engager pour lutter activement contre la présence de ces idées dans nos rues, dans nos écoles, dans nos boîtes…

Proposer un projet alternatif de société pour sortir du capitalisme

Le vrai combat anti-système, réellement subversif, est anticapitaliste : il est dans la réquisition des entreprises pour que les travailleurs les fassent tourner à leur profit, dans l’occupation des logements vides pour y mettre celles et ceux qui n’ont pas de toit ou vivent dans la précarité, dans des services publics de qualité, accessibles sans distinction de revenus ou d’origine ethnique.

Nous voulons remettre les besoins humains et sociaux, l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations au centre du fonctionnement de la société. Le capitalisme nous mène droit dans le mur. Aujourd’hui, il faut sortir de ce système, construire une société socialiste, égalitaire et libertaire, où le contrôle de la population sur les choix économiques , écologiques et politiques remplacerait le diktat des plus riches et de l’appareil d’État.

C’est une révolution sociale qu’il nous faut. Cela passe par l’affirmation qu’une rupture est possible et nécessaire, par un travail de construction de contre-pouvoirs, avec tous ceux qui veulent lutter.

Ces idées sont réellement radicales : c’est pour ça qu’on ne nous donne pas la parole pour les exposer dans les médias. Ce sont elles qui sont dangereuses pour le système, ce sont elles qui participeront à forger un présent et un avenir meilleurs.

Notre projet , nos idées vous intéressent ?

Vous ne voulez pas laisser les autres faire de la politique et décider a votre place ?

 Alors rejoignez nous

Alternative Libertaire 37 et la Colonne de Fer

Le tract en format pdf : Extrême droite : les faux rebelles

Ne te trompe pas de cible

17/12/2011

Ne te trompe pas de cible (pdf)

Le capitalisme a fait son temps !

11/10/2011

Tract de la Colonne de Fer pour la manif du 11 octobre 2011

La journée de grève d’aujourd’hui intervient dans un contexte difficile pour les classes populaires : hausse du cout de la vie, destruction d’emplois, mal-être au travail, incertitudes face à l’avenir… La crise sert de prétexte à des mesures d’austérité générant toujours plus d’inégalités et de frustrations, alors que les profits de quelques uns s’envolent.

Face à cette situation, les politiques nous expliquent “qu’on ne peut pas faire autrement”, ou cherchent à désigner des boucs émissaires pour masquer les vraies responsabilité.

Dans ce contexte, il est nécessaire de ne pas se résigner, de s’organiser au quotidien, en bref de résister collectivement à la casse sociale. Cependant, cela ne suffit plus ! Pour régler le problème, il faut l’attaquer à la racine !

La crise actuelle trouve ses origines dans le fonctionnement même du système capitaliste, basé sur l’égoïsme, l’exploitation de l’homme par l’homme…mais également sur un besoin de croissance absolue. Mondialisé, ce système a atteint ses limites, et ne perdure plus qu’en pillant les ressources, en détruisant des vies, en acculant les peuples à l’endettement et à la ruine. Il n’est plus capable d’engendrer autre chose que des catastrophes sociales, humaines et écologiques, dont les classes populaires sont les victimes.

Aussi, plus que jamais, la question de la légitimité du capitalisme, et donc de son dépassement, se pose : se contenter d’ajustements superficiels ne suffira plus, ce sont les bases même du système qu’il faut remettre en cause !

Avec la chute des dictatures soviétiques, le capitalisme a tenté de nous faire croire qu’il n’existait pas d’alternatives à son règne. Pourtant, le changement est aujourd’hui possible et nécessaire : à nous d’être à la hauteur en dessinant les contours d’un système basé sur la propriété et la gestion commune des biens communs et des moyens de production, basées sur les besoins réels de l’individu : un socialisme adapté aux réalités du 21eme siècle !

Plus que jamais, un nouveau projet de rupture est nécessaire. La Colonne de Fer participera à son émergence. Elle invite tous ceux qui aspirent à un monde meilleur à la rejoindre !

Tract en version pdf, téléchargeable et imprimable : Le capitalisme a fait son temps !

Adresse aux lycéens

20/09/2011

L’éducation est un combat !

La rentrée de septembre 2011 est une nouvelle fois marquée par des suppression massives de postes dans l’Education Nationale. Comme l’année dernière, c’est 16 000 emplois de professeurs que le ministère ne renouvelle pas, aggravant ainsi un peu plus la situation déjà très préoccupante de l’enseignement en France.

On commence malheureusement à être habitués aux appels à la mobilisation dans l’Education Nationale contre les suppressions de postes. Cela fait maintenant quinze ans que les effectifs de professeurs sont en nette régression. En tout, c’est plus de 100 000 postes qui ont été supprimés depuis 1997, dont 68 500 depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy. Tout au long de cette année,les personnels de l’Education, les jeunes scolarisés et leurs parents ont mené de nombreuses luttes contre le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui détruit notre système éducatif. Sans surprise, ils n’ont pas été entendus par le gouvernement. Aujourd’hui,les syndicats de l’Education Nationale appellent à une nouvelle journée de mobilisation, le 27 septembre prochain.

Au delà de la sauvegarde d’emplois, il y a un autre enjeu à lutter contre ces suppressions de postes: empêcher la dégradation de la qualité de l’enseignement dans notre pays. Moins de profs, c’est plus d’élèves par classe, moins de temps à consacrer à chacun, et donc plus d’élèves en difficulté, voire en échec scolaire.

Le Conseil économique, social et environnemental et l’OCDE ont récemment démontré que l’école française, loin de réduire les inégalités sociales, ne faisait que les accroitre, et que les restrictions budgétaires et suppressions de postes entrainaient une aggravation du phénomène. Car bien sûr, les enfants de la bourgeoisie auront toujours les billes pour s’en sortir ; ce sont principalement ceux pour qui l’école reste le premier vecteur d’accès à la culture dominante (et donc à l’ascension sociale) qui paieront les pots cassés de la politique actuelle.

Ainsi, au lieu d’offrir à la jeunesse les clefs de son émancipation et de son épanouissement, les plans de pseudo-économies du gouvernement tendent à réduire l’accès des classes populaires au savoir et à les enfoncer dans toujours plus de précarité.

Rejoindre la mobilisation du 27 septembre contre la casse de l’école publique, c’est défendre l’égalité d’accès au savoir et affirmer son refus de sacrifier la jeunesse populaire pour économiser des bouts de chandelles !

Bien sûr, il ne s’agit pas de s’enflammer sur une simple journée d’action : s’il est nécessaire d’y participer pour faire entendre notre voix, cette manif n’influera pas radicalement sur la politique éducative de l’Etat. Pour cela, il va falloir s’organiser durablement.

Il y a encore quelques années, les lycées étaient des lieux politisés, des bastions de contestation que l’individualisme a progressivement transformé en déserts, laissant le champ libre aux régressions sociales. Aujourd’hui, enrayer la machine à broyer des élèves passe par la reconstruction de structures de contre pouvoir sur les lycées, capables de démonter les discours gouvernementaux et de riposter aux attaques contre les conditions d’éducation.

Manifestons !

Mardi 27 septembre, 14H

Devant l’inspection académique

Tract en pdf en pièce jointe : L’éducation est un combat

Français, immigrés : même patron, même combat !

17/06/2011

Alors que nous souffrons tous de la crise, les idéologues proches du pouvoir tentent de nous monter les uns contre les autres en fonction de notre couleur de peau, de notre religion ou de nos origines…

Pour les travailleurs, la crise n’est pas qu’un principe abstrait agité par les économistes : le travail précaire, la difficulté à boucler les fins de mois, le chômage, la misère, la peur du lendemain, l’exploitation au travail, les régressions sociales sont des réalités très concrètes pour des millions d’entre nous.

Toutes ces difficultés sont les conséquences directes d’une politique visant à faire grimper les profits de quelques uns, au détriment de l’immense majorité des populations. Cette politique est mise en place tant au niveau national qu’européen.

Pour couper court à des révoltes légitimes, les idéologues proches du pouvoir s’emploient à détourner notre attention en créant de toute pièce de faux problèmes : identité nationale, importance de l’islam, immigration incontrôlée… Ainsi, à grand renfort d’images spectaculaires, de faits divers montés en épingle et de manipulations grossières, on stigmatise une partie de la population, accusée de tous les maux.

Les français sont dans la merde ? On va pointer du doigt les musulmans qui envahissent nos banlieues, les noirs qui envahissent l’Europe, les sans-papiers qui viennent piquer notre boulot, etc…

Bref, on reprend la vieille rengaine accusant les “étrangers” de venir “manger le pain des français”. Cette rhétorique lamentable se retrouve aujourd’hui dans les plus hautes sphères de l’État.

Cette offensive idéologique n’est pas un hasard : alors que les conditions de vie se dégradent, que le gouvernement s’attaque à nos droits et que les entreprises licencient pour satisfaire les actionnaires, l’immigré constitue un bouc émissaire idéal pour éviter que ceux qui souffrent ne s’en prennent aux vrais responsables. La stratégie de l’oligarchie est simple : détourner l’attention et opposer les travailleurs français et les travailleurs immigrés, afin qu’ils oublient que leurs intérêts sont les mêmes

Entre les mains des profiteurs, les peurs et les préjugés sont autant d’armes contre nous.

Pendant combien de temps accepterons nous d’être ainsi pris pour des cons ?

Ce n’est pas aux immigrés qu’il faut s’attaquer mais aux vraies causes de la misère. Pour cela, se replier derrière nos frontières ne suffira pas. Le système a atteint ses limites et ne génère plus que de la misère. Il est temps de le dépasser, de changer les règles du jeu : libérer les entreprises de la contrainte du profit et de la tyrannie des actionnaires, abolir l’intérêt et mettre le système bancaire au service de la collectivité, assurer un revenu décent à tous en reprenant la richesse volée par les actionnaires et les banques… Il ne s’agit pas ici de rêver mais d’imposer des changements très concrets pour construire un monde débarrassé de l’exploitation.

Dans cette perspective, la lutte contre le racisme n’est pas un simple combat moral : il s’agit d’un aspect essentiel de la lutte contre la dictature des profits.

Les révolutions arabes nous ont montré la puissance du peuple quand celui-ci était uni et avait confiance en lui.

La solidarité ne se divise pas : c’est tous ensemble, français et immigrés des classes populaires, que nous imposerons le changement !

 

Tract en pièce jointe en pdf : Français, immigrés : même patron, même combat !