Extrême droite : les faux rebelles !

L’extrême droite a aujourd’hui le vent en poupe, qu’il s’agisse du vieux Front National ou des groupuscules “identitaires” comme Vox Populi Turone (regroupement local de cathos intégristes, de royalistes, de déçus du FN et de néo-nazis). Pourtant, si cette mouvance arrive aujourd’hui à séduire un public varié, c’est en s’appuyant sur un discours flou, mensonger…et souvent contradictoire.

Les mensonges du discours anti-immigration

L’extrême droite pointe du doigt l’immigration comme principale cause des dérèglements sociaux actuels, du fait de son coût pour la collectivité. Dans les faits, elle rapporte 12 milliards d’euros par an à l’État. Durcir les lois anti-immigration comme le préconise Le Pen, c’est se priver de cette manne financière, sans compter le coût d’une telle politique.

Par ailleurs, l’extrême droite accuse les immigrés de concurrencer les travailleurs français, de prendre leur travail, de faire baisser les salaires. Pourtant, les travailleurs immigrés occupent majoritairement des emplois dans des secteurs qui peinent à embaucher. De plus, leur consommation permet la création de nouveaux débouchés, et donc d’emplois.

Enfin, si le travail clandestin permet aux patrons de baisser les salaires, la meilleure protection contre ce phénomène reste la régularisation des travailleurs sans-papiers, afin que le même droit du travail s’applique à tout le monde. Ce n’est pas un hasard si les patrons qui emploient des sans-papiers s’opposent à leur régularisation.

Un racisme a peine voilé

Mais derrière l’argument économique, on trouve un rejet de l’étranger basé sur un rapport mystique à l’identité et à la nation. Ainsi, un groupe comme Vox Populi Turone affirme la nécessité d’une France blanche et chrétienne. Pour ces militants, il y aurait une guerre ethnique qui couve en France, due à la présence de cultures qui ne sont pas chrétiennes. Les immigrés seraient responsable de la criminalité en France de par leur mauvaise intégration. La seule solution serait alors de les renvoyer dans leur pays ou de les forcer à adopter “notre” culture.

Ce discours simpliste s’appuie sur une vision figée et archaïque des civilisations, incapables d’échange, d’évolution ou d’ouverture sur l’extérieur. Pourtant, la France d’aujourd’hui n’est pas celle du XVIe siècle, et c’est tant mieux !

Mais surtout, ce discours n’est pas nouveau : il était déjà utilisé au début du XXe siècle contre l’immigration italienne ou polonaise, accusée de détruire la société française. Cette prédiction ne s’est jamais réalisée.

L’extrême droite diabolise l’immigration pour mieux nous détourner des véritables causes de nos problèmes.

Ce ne sont pas les immigrés qui sont responsables du chômage ou de l’insécurité : ceux qui détruisent notre société, ce sont les actionnaires qui délocalisent et licencient, les patrons qui refusent d’augmenter les salaires, les politiques qui cassent les services publics et le système social pour faire payer moins d’impôts aux plus riches.

Voilà les vrais responsables de la crise économique, des inégalités et de la destruction des liens sociaux.

Un courant qui se fait passer pour anticapitaliste

L’extrême droite prétend lutter contre le capitalisme. En réalité, elle propose juste de relocaliser les industries en France, sans dire comment, ou en taxant les importations, avec une hausse des prix à la clef. Cela n’a rien d’anticapitaliste : le seul but est de mettre des patrons français à la tête d’usines française. L’extrême droite défend l’utopie d’un capitalisme patriotique, où l’exploitation des salariés perdurera comme par le passé, comme aujourd’hui dans les sociétés à « patrons français ».

Que les actionnaires soient américains ou français ne fait aucune différence. Les uns comme les autres ne recherchent que le profit, au mépris du bien être des salariés.

Le fascisme a toujours été le bras armé des capitalistes

Au moment de la crise de 1929, ce sont les capitalistes allemands et états-uniens (les banques Rockefeller et JP Morgan, Krupp, Thyssen, la famille Bush, Ford…) qui ont financé les activités du parti nazi, lui permettant de populariser ses idées auprès d’une partie de la population. Les nazis ont servi à imposer à la population les réformes structurelles voulues par les capitalistes (diminution des salaires, des congés payés, augmentation du temps de travail, destruction des organisations de travailleurs et de la gauche) afin de conserver leurs bénéfices.

Pour nous, ce n’est pas un hasard si, en cette période de crise économique, on constate une montée de l’extrême droite. Ce n’est pas un hasard si Vox Populi reçoit des fonds de la bourgeoisie tourangelle ; si les grands médias sont si complaisants envers Le Pen…

Face a cela, que faire ?

Tout d’abord il faut montrer l’extrême droite sous son vrai jour : résolument du côté des capitalistes, œuvrant contre nos intérêts de travailleurs ou futurs travailleurs.

Ensuite, il faut nous engager pour lutter activement contre la présence de ces idées dans nos rues, dans nos écoles, dans nos boîtes…

Proposer un projet alternatif de société pour sortir du capitalisme

Le vrai combat anti-système, réellement subversif, est anticapitaliste : il est dans la réquisition des entreprises pour que les travailleurs les fassent tourner à leur profit, dans l’occupation des logements vides pour y mettre celles et ceux qui n’ont pas de toit ou vivent dans la précarité, dans des services publics de qualité, accessibles sans distinction de revenus ou d’origine ethnique.

Nous voulons remettre les besoins humains et sociaux, l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations au centre du fonctionnement de la société. Le capitalisme nous mène droit dans le mur. Aujourd’hui, il faut sortir de ce système, construire une société socialiste, égalitaire et libertaire, où le contrôle de la population sur les choix économiques , écologiques et politiques remplacerait le diktat des plus riches et de l’appareil d’État.

C’est une révolution sociale qu’il nous faut. Cela passe par l’affirmation qu’une rupture est possible et nécessaire, par un travail de construction de contre-pouvoirs, avec tous ceux qui veulent lutter.

Ces idées sont réellement radicales : c’est pour ça qu’on ne nous donne pas la parole pour les exposer dans les médias. Ce sont elles qui sont dangereuses pour le système, ce sont elles qui participeront à forger un présent et un avenir meilleurs.

Notre projet , nos idées vous intéressent ?

Vous ne voulez pas laisser les autres faire de la politique et décider a votre place ?

 Alors rejoignez nous

Alternative Libertaire 37 et la Colonne de Fer

Le tract en format pdf : Extrême droite : les faux rebelles

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